La ville verte Mohammed VI de Benguerir accueille le campus de l’Université Mohammed VI Polytechnique, pôle de recherche et de formation consacré notamment à l’environnement et à l’efficacité énergétique. C’est aussi un ensemble architectural d’une grande tenue, dont l’éclairage accompagne la composition.
La structure métallique comme pièce maîtresse
Au centre du campus, une grande structure métallique rectangulaire joue un double rôle : brise-soleil au-dessus de l’axe piéton, et support des panneaux photovoltaïques destinés à l’autoconsommation du site. Pour la révéler la nuit, le parti retenu est celui d’encastrés de sol dirigés vers la structure, dans une température de couleur plutôt froide. L’ossature se détache ainsi nettement entre les deux grands bâtiments.
Ces bâtiments, volumes monolithiques, sont éclairés en contre-plongée depuis le sol. Leurs fenêtres percent symétriquement la façade et dessinent, quand les salles sont occupées, une trame de carrés lumineux : l’usage devient lui-même un motif d’éclairage.
Les cours intérieures et le registre chaleureux
L’architecture marocaine est la source d’inspiration du projet, et les cours intérieures, inspirées des riads, constituent les premiers lieux de rencontre. On y passe à un registre chaud : appliques murales produisant des effets de soulignement, températures de couleur choisies en accord avec les matériaux de construction. Les éclairages de jardins mettent en valeur la végétation, pendant que la lumière intérieure s’échappe des grandes ouvertures et crée un contraste sur les façades.
Apprendre sous une bonne lumière
Dans les espaces de lecture, répartis sur plusieurs plateaux et offrant plus de 400 places assises, l’éclairage est pensé à partir de l’usage : niveaux d’éclairement étudiés, sources LED, suspensions pour une accentuation complémentaire, matériaux participant au confort visuel.
L’amphithéâtre, d’une capacité de plus de 600 places, reçoit des spots LED encastrés en plafond. L’uniformité obtenue au sol convient aussi bien à la projection qu’à la prise de notes, ce qui est rarement simple à concilier.
Enfin, les circulations largement vitrées bénéficient du jour ; des accentuations sur les mains courantes d’escalier et en contournement de plafond prolongent la lecture des formes architecturales après la tombée de la nuit.