Illuminate LDS

Lumière urbaine et architecturale

Le musée des eaux de Lyon, une immersion dans l’histoire du bassin

L’ancienne usine des eaux de Saint-Clair formait à l’origine un vaste complexe. Il en subsiste deux bassins filtrants à voûtes, portées par une trentaine de piliers, et une galerie d’aspiration. L’ensemble est inscrit à l’inventaire des monuments historiques depuis 1988.

Renouveler une installation existante

Le bassin avait déjà connu une première mise en lumière, devenue défaillante sur le plan matériel. Le projet consistait donc à renouveler entièrement l’installation — occasion naturelle de revoir aussi le concept lumière, plutôt que de remplacer appareil pour appareil.

Deux axes de vision, deux architectures

Depuis la passerelle située face au bassin, les projecteurs construisent un environnement confortable et mettent en évidence la symétrie de l’ouvrage : la lecture est alors franchement romaine.

Depuis la même passerelle mais en diagonale, l’implantation des projecteurs sur les croisements de voûtes produit une tout autre impression, proche d’une architecture gothique ou médiévale. Deux points de vue, un seul dispositif : la mise en lumière offre deux lectures du même site, ce qui est un résultat de conception, pas un hasard.

Immersion, scénarios et sobriété

Les projecteurs sont immergés dans l’eau, à l’axe des traversées de piliers, et dotés d’optiques intensives dans le sens longitudinal. La contre-plongée souligne le détail des piliers, et la qualité des sources permet de créer des reflets quel que soit le niveau de remplissage du bassin.

Le remplacement de projecteurs de 50 W par des projecteurs LED de 14 W, annoncés pour 50 000 heures, supprime le relamping triennal de l’ancienne installation : puissances, consommations et coûts d’entretien s’en trouvent divisés par quatre.

L’éclairage est dynamique, piloté en DALI, et organisé en quatre scénarios suivant le déroulement de la visite guidée :

Une télécommande permet de basculer d’un scénario à l’autre au rythme du récit : la lumière devient alors un outil de médiation autant qu’un équipement.