Les espaces ouverts font partie intégrante de la vie urbaine, et leur éclairage détermine largement l’usage qu’on en fait après le coucher du soleil. Dans le plus grand parc de Casablanca, la solution retenue cherche à être à la fois rassurante et agréable dans toutes les zones, sans transformer la promenade en voirie éclairée.
Des supports qui comptent autant que la lumière
Les mâts de 4 mètres sont de section carrée, en bois lamellé-collé. Ceux de 6 et 9 mètres adoptent une section carrée dégressive, sur laquelle quatre projecteurs sont fixés au plus près du fût à l’aide de petits étriers, ce qui donne des ensembles d’une grande sobriété.
Ce choix a une conséquence diurne souvent négligée : de jour, un parc n’a pas besoin de voir son éclairage. Le dessin épuré de ce mobilier lui permet de se fondre dans le décor, et le matériau bois l’apparente davantage au paysage qu’à l’équipement technique.
Un seul matériel, plusieurs registres
Le recours à des projecteurs orientables permet de passer de l’éclairage général à l’accentuation avec la même famille d’appareils. Grâce aux réglages et à la souplesse d’implantation, un même ensemble éclaire simultanément des surfaces horizontales — places, cheminements — et des surfaces verticales : façades, monuments, détails architectoniques.
L’intérêt de cette approche est la cohérence : les contrastes et les ambiances varient d’une zone à l’autre, mais la distribution photométrique et le confort visuel restent homogènes sur l’ensemble du parc.
À la tombée de la nuit, le parc révèle ainsi des paysages que le jour ne hiérarchise pas, et l’éclairage devient l’outil qui compose cette seconde lecture.