Livrée en 2011, l’École supérieure de technologie de Guelmim affirme sa contemporanéité tout en rendant hommage au patrimoine architectural du sud du Maroc. Le projet revendique des espaces modernes sans renier le contexte vernaculaire, et son traitement nocturne prolonge exactement ce parti.
Deux registres complémentaires
Les blocs monolithiques sont éclairés en lumière plutôt chaude. Les ambiances accentuent l’enduit ocre projeté sur les murs de béton, tandis que les projecteurs au sol laissent apparaître au passage la végétation.
Les mises en lumière des bâtiments sont à la fois différentes et complémentaires : les façades reçoivent une lumière chaude en contre-plongée, alors que les éclairages intérieurs sont de teinte plus froide. Ces derniers s’échappent vers l’extérieur par les portes et les petites ouvertures percées dans la façade, et le mélange produit une composition chromatique étonnamment cohérente.
Les jeux de volumes cubiques jouent ici un rôle d’instrument : la lumière sort par les percements, et les contrastes ainsi créés projettent des ombres franches sur les parois.
Les locaux d’enseignement
Dans les salles, l’éclairage n’a pas pour seule fonction d’apporter de la luminosité : il doit créer une ambiance favorable à l’apprentissage et à l’enseignement, tout en restant tenable sur le plan des coûts et du bilan écologique.
Une solution LED présentant une bonne uniformité répond à ce double objectif. Une lumière régulière et sans éblouissement soutient la concentration — celle des étudiants comme celle des enseignants —, là où une installation inégale fatigue en quelques heures.