En 2018, la commune d’Agadir engage l’élaboration de son schéma directeur d’aménagement lumière (SDAL), l’une des premières démarches de ce type au Maroc. Le projet s’inscrit dans le plan d’actions communal 2017-2022 et dans une vision de gestion et de développement des services publics.
Un SDAL n’est pas un projet d’éclairage : c’est un document stratégique qui fixe, à l’échelle d’un territoire, les intentions nocturnes et les règles de gestion du parc d’éclairage. Il s’organise ici en trois missions.
Mission I : sensibilisation et identification des besoins
L’approche retenue est participative, surtout au stade de la collecte des besoins. Il s’agit de cerner le contexte de l’aménagement lumière et les attentes des habitants comme des acteurs politiques et socio-économiques, au moyen d’enquêtes auprès des parties prenantes. Les axes de travail en découlent — y compris la question, souvent oubliée, de l’aspect diurne du mobilier d’éclairage public.
Mission II : diagnostic du parc d’éclairage public
Le diagnostic sert de base au SDAL et d’outil de décision pour orienter les investissements en équipement, en fonctionnement et en gestion. Il est conduit de manière exhaustive et couvre les aspects patrimonial, technique, photométrique, sécuritaire, énergétique, urbanistique et architectural, environnemental, managérial, financier et technologique. Il permet aussi de constituer le noyau d’un système d’information géographique pour la gestion patrimoniale.
Mission III : élaboration du schéma
La dernière phase produit le document stratégique lui-même, mais aussi des plans lumière pour la mise en valeur du patrimoine et des sites remarquables — historiques, religieux — choisis de façon concertée. Un plan lumière spécifique est consacré à la zone touristique. L’étude, confiée à plusieurs bureaux d’études et concepteurs lumière, est prévue sur une période de onze mois et couvre l’ensemble du territoire communal, installations sportives et jardins publics compris.
Pourquoi c’est structurant
La portée d’une telle démarche est double : remettre à niveau un patrimoine d’éclairage public et inscrire cette remise à niveau dans une trajectoire d’économies d’énergie et de développement durable. Les décisions prises dans un SDAL engagent une ville pour une dizaine d’années.