Protégé par des remparts en pisé ocre, sur fond des contreforts du Haut Atlas, le Crocoparc d’Agadir est ouvert depuis mai 2015. Il accueille 350 crocodiles dans un parc de 4 hectares composé de bassins et de jardins luxuriants. Sa découverte nocturne constitue une expérience à part entière.
Le jardin de cactus, ouvert depuis juin 2017, ajoute de nouveaux espaces thématiques — place des aloès d’Afrique, place des pieds d’éléphants d’Amérique, place de l’île rouge de Madagascar — et autant de scènes à éclairer.
Deux traitements, deux fonctions
La mise en lumière poursuit deux objectifs simultanés : souligner les détails de la construction et guider le visiteur dans sa promenade. Les sujets et les cheminements reçoivent donc des traitements distincts.
Les allées sont éclairées par de petits projecteurs placés à une cinquantaine de centimètres de hauteur, afin d’éviter tout éblouissement, avec des faisceaux larges qui uniformisent le fil de lumière. Les sujets végétaux, eux, sont éclairés en contre-plongée par des appareils à faisceaux serrés qui leur donnent de la hauteur.
La couleur comme identité nocturne
À la tombée de la nuit, des éclairages RVB accentuent les couleurs des cactus et les détachent du paysage. Le parc acquiert ainsi une identité nocturne distincte de son identité diurne — ce qui est précisément l’intérêt d’un éclairage de jardin : ne pas répéter le jour, mais proposer autre chose.
Le contraste comme outil
Une grotte située derrière la cascade permet d’observer le parc à travers les voiles d’eau. L’espace a été traité par contraste : l’obscurité y est maintenue pour prolonger le sentiment d’immersion, quelques accentuations suffisant à guider les visiteurs.
Le promeneur parcourt ainsi quelque 800 mètres d’allées autour des bassins, au milieu de plantations choisies pour que la floraison se succède tout au long de l’année, jusqu’en hiver.