La modernisation de la gare Casa-Port s’inscrit dans la mise à niveau des infrastructures ferroviaires nationales. Devenue pôle d’échange multimodal, la gare a été entièrement transformée, avec une priorité affirmée : faire entrer le jour avant d’ajouter la lumière artificielle.
Le jour comme matériau de projet
La façade entièrement vitrée facilite la lecture de l’espace. Elle laisse pénétrer la lumière naturelle en journée et, le soir venu, assure la continuité visuelle entre la gare et l’espace public : l’intérieur éclairé devient lui-même un signal urbain.
La toiture est percée de plusieurs ouvertures qui fonctionnent comme des puits de lumière et apportent un flux diffus et homogène dans le hall. Sur la façade ouest, un moucharabieh contemporain filtre le soleil de l’après-midi : un dispositif qui emprunte au vocabulaire local pour résoudre un problème de confort très concret.
La nuit, la charpente au premier plan
Charpente de bois et d’acier, la couverture est mise en valeur par des projecteurs orientés vers le haut. La température de couleur retenue est chaude : elle accentue la matière du bois et installe une ambiance tamisée qui contraste avec la froideur habituelle des halls de transport.
Dans la zone d’attente des voyageurs, des abat-jour de grande dimension descendent dans le volume. Ils créent des îlots de douceur et donnent à un espace public une qualité presque domestique — une manière d’échelle intermédiaire entre le voyageur et la charpente.
Un bilan qui n’est pas seulement énergétique
Privilégier l’apport naturel réduit la consommation diurne, mais le gain principal est perceptif : un espace baigné de jour est plus accueillant, et l’éclairage artificiel n’a plus qu’à prendre le relais au lieu de tout porter.